Bruxelles lutte contre la pollution de l'air grâce à une zone de haute technologie et de faibles émissions
Client:
Brussels Taxation (Ville de Bruxelles)Challenge:
- Réduire les décès prématurés à Bruxelles causés par l'exposition à la pollution atmosphérique
- Améliorer la qualité de l'air en interdisant l'entrée des véhicules très polluants dans la ville
- Développer un système efficace et hautement automatisé pour faire appliquer les nouveaux règlements
Solution:
- Créer une zone à faibles émissions (LEZ) dans laquelle les véhicules très polluants ne sont pas autorisés à entrer
- Identifier les contrevenants en croisant les photos des plaques d'immatriculation avec une liste noire des véhicules interdits
- Faire appliquer les règlements par l'éducation du public, des avertissements écrits et des amendes
Results:
- Baisse de la pollution de l'air à Bruxelles par les voitures, les camionnettes et les bus
- Intérêt accru pour les modes de transport alternatifs, tels que les vélos
- D'autres initiatives de villes intelligentes (Smart City) à Bruxelles s'appuient sur les bases du programme LEZ
Les 1,2 million d'habitants de Bruxelles, les 325 000 personnes qui entrent chaque jour dans la ville pour leur travail - sans parler des millions de touristes qui la visitent chaque année - respirent un peu mieux aujourd'hui, grâce à un programme technologiquement avancé visant à améliorer la qualité de l'air en interdisant l'entrée de véhicules très polluants dans la ville.
L'ampleur du programme de la zone à faibles émissions de Bruxelles (LEZ) est impressionnante. Plus de 300 000 voitures, camionnettes et bus entrent chaque jour dans la région de Bruxelles-Capitale, où 200 caméras placées stratégiquement et équipées de la technologie de reconnaissance automatique des plaques d'immatriculation prennent 4 millions de photos de plaques d'immatriculation par jour.
"Ce flux important de données nous parvient chaque jour", déclare Dirk De Smedt, directeur général de Bruxelles Fiscalité. "Les données sont ensuite automatiquement comparées dans notre base de données avec les données du service d'immatriculation des véhicules afin que les caractéristiques techniques du véhicule soient vérifiées et comparées avec les règles de la LEZ".
Il ajoute : "Pour les véhicules qui sont sur la "liste noire" et qui ne peuvent donc pas entrer dans la LEZ (zone à faibles émissions), l'identification des données du registre national suit. Cela permet à nos agents du fisc de décider s'il convient ou non d'imposer une amende pour l'infraction, après quoi le processus de facturation et de comptabilité démarre automatiquement".
Comment fonctionne le LEZ
DXC Technology a créé et continue de mettre à jour la liste noire, qui compte actuellement 430 000 véhicules, mais qui s'allongera chaque année à mesure que la réglementation sur la pureté de l'air deviendra plus stricte. DXC gère également la fonction d'exécution, en envoyant des avis d'amende aux contrevenants, en collectant les paiements, en envoyant des rappels et en s'occupant du recouvrement des dettes.
Il s'agit là d'une extension logique de la relation de 7 ans que DXC entretient avec l'administration fiscale bruxelloise, qui a débuté lorsque DXC a conçu un nouveau système permettant à l'administration fiscale bruxelloise de restructurer numériquement et d'automatiser tous ses processus fiscaux.
Amélioration de la qualité de l'air
Ce système basé sur SAP facilite à la fois le traitement des données et des factures, et le système a été étendu pour soutenir le projet LEZ en seulement 6 mois.
p>Le projet LEZ a été déployé en plusieurs phases, avec des lettres d'avertissement envoyées en juillet 2018 pour informer les conducteurs des nouvelles règles. En octobre 2018, Bruxelles Fiscalité a commencé à envoyer les premières amendes - un montant élevé de 350 euros par infraction.Peu de temps après, une autre série de lettres d'avertissement a été envoyée pour informer les résidents du durcissement des règles qui est entré en vigueur le 1er janvier 2019. Jusqu'à présent, environ 6 500 amendes ont été infligées à des véhicules polluants, mais le nombre d'amendes diminue au fil du temps, ce qui indique que le respect volontaire des règles est en augmentation.
Des tests de qualité de l'air sont prévus pour la fin de cette année, et les chiffres devraient montrer une amélioration par rapport à l'année dernière.
On s'attend également à ce que la qualité de l'air s'améliore encore plus avec le temps, car les règles deviennent plus strictes chaque année. Par exemple, en 2019, les voitures diesel de plus de 19 ans étaient interdites, mais en 2020, ce sont les voitures diesel de plus de 15 ans qui sont interdites.
Comment DXC gère la complexité
La collaboration entre Bruxelles Fiscalité, Bruxelles Environnement, Bruxelles Mobilité et DXC comporte un certain nombre de dimensions technologiques et politiques.
Le système devait être efficace, précis et équitable. Il devait faire l'objet d'une vaste campagne d'éducation du public pour assurer la sensibilisation. Et il devait y avoir une place pour les exceptions ou les dérogations.
Le premier test en direct des caméras et des systèmes de traitement des données a eu lieu en janvier 2018, et le reste de l'année a été consacré à une étude architecturale pour déterminer où placer les caméras, à la construction de la base de données de 9,6 millions de véhicules et au déploiement de fonctions spécifiques.
DXC a également créé un site web où tous les propriétaires de véhicules, qu'ils soient belges ou étrangers, peuvent saisir leurs informations et savoir si leur véhicule est autorisé dans la ville. Même si un véhicule extérieur est autorisé à entrer, le conducteur doit toujours visiter le site web et enregistrer le véhicule.